Chères Rognacaises, chers Rognacais,

Je tenais à vous faire part de ma totale incompréhension et consternation quant au refus du Préfet de Région de nous accorder une dérogation afin d’obtenir une autorisation d’ouverture exceptionnelle du marché alimentaire en extérieur du mercredi.

Alors que d’autres communes ont obtenu satisfaction, cette décision relevant du seul « fait du prince » est totalement incohérente au regard du contexte singulier alors que toutes les mesures d’hygiène et de distanciation sociales, dites « barrières » étaient garanties par les services communaux.

Il me semblait pourtant que le maintien de l’activité des filières alimentaires de produits frais, de la diversité des points de ravitaillement permettait d’une part, d’éviter toute accumulation de consommateurs dans d’autres formes de commerce, propice à la propagation du virus, et, d’autre part, d’aider les populations les plus fragiles, les plus démunies, les plus isolées en assurant des conditions d’approvisionnement favorables.

Je pense également à ces producteurs, commerçants ou artisans alimentaires qui voient depuis plusieurs semaines, leur activité professionnelle durement frappée voire menacée, même si certains s’adaptent en proposant de nouveaux modes de vente.

Force est de constater que la technocratie des préfectures a, une nouvelle fois, beaucoup de difficultés à appréhender les réalités du terrain et les spécificités de certains territoires. Je le déplore profondément. Je sais qu’en ce moment, nous n’avons le droit qu’à une seule chose : zéro polémique. Malgré tout, à l’issue de la crise, il ne faudra pas avoir la mémoire courte !

 

Stéphane Le Rudulier, maire de Rognac